Le Chœur des habitants d’ici

Le Chœur des habi­tants d’ici vit ici, en Cévennes (ça pour­rait être ailleurs c’est pas la ques­tion), parle et chante par 24 trous O pour cher­cher un sens ^ à vivre ici.
Il est clai­re­ment dirigé par Marc Sollogoub, alias le sous-​commandant Marcos.

Chœur à géomé­trie variable, il se compose tour à tour de grands ensembles chan­tés à quatre voix, de prise de paroles indi­vi­duelles ou à plusieurs, d’octuors auda­cieux et même de solo, au besoin.

La plupart des textes qu’il chante ou dit, c’est lui qui les écrit au moyen de ques­tion­naires tout simples propo­sés par le sous-​commandant qui tranche par la suite dans les réponses pour concoc­ter si possible de nouveaux tubes.
Les sujets cruciaux sont abor­dés : VIVRE (l’amour, la mort…), VIVRE ICI (les oignons doux, le super u, le vin, les néo et les locaux).

La plupart des morceaux qu’il inter­prète sont complè­te­ment uniques car compo­sés sinon harmo­ni­sés par Marcos pour l’occasion.
Le réper­toire se veut inclas­sable : tout y est* sauf les chants sacrés**. Il y a un peu de jazz, de chan­son fran­çaise, de hip-​hop, de musique de film, de reggae, de chants popu­laires, de chants tradi­tion­nels, de berceuses en tout genre, mais ce n’est pas exac­te­ment la ques­tion, c’est encore autre chose.

Le pari du Chœur des habi­tants d’ici n’est pas de viser la perfec­tion, mais de miser sur ses propres imper­fec­tions, son huma­nité, et de provo­quer le miracle, le miracle sinon rien, autant durant les répé­ti­tions qu’au cours de ses spec­tacles, pendant lesquels il s’attelle tout simple­ment à trans­for­mer du plomb en or. Mais pour cela, il travaille dur comme fer.
Venez voir, c’est vrai­ment incroyable : ça marche*** !

* Miles Davis, I AM, Pierre Vassiliu, la Bretagne, Marc Perrone, André Minvielle, la Hongrie, David Lynch, Bob Dylan, la Renaissance franco flam­mande, Léo Férré, le sous comman­dant Marcos, Josquin Desprez, les chants yiddish, Corsby Still Nash and Young, Eminem… voilà l’idée !

** en fait non, on peut pas en parler

*** sauf quand ça marche pas…